L’Assemblée générale des syndicats Solidaires 59/62, en mars 2011, a décidé de créer, sur proposition du syndicat SUD PTT 59, un observatoire de la souffrance au travail.

Pourquoi cet observatoire ?

osat-solidaires5962.org

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Parce que la situation dans les différents secteurs professionnels représentés dans Solidaires nous amène à faire le constat que la souffrance au travail se manifeste partout, même si c’est sous différentes formes et avec plus ou moins d’acuité.

Après France Télécom, La Poste, Renault, Pôle Emploi, l’actualité se fait tous les jours l’écho de suicides et de mises en danger des salariés dans la santé, l’éducation, le rail, la banque…

Parce que les causes de cette souffrance au travail (risques psycho-sociaux mais aussi pathologies physiques tels que les TMS) doivent maintenant être efficacement combattues et qu’il faut pour ce faire mettre à la disposition des syndicats des outils, les armer à travers les CHS/CT et autres instances, afin que les équipes syndicales soient en capacité de bien connaître les mécanismes à l’œuvre et d’agir sur le terrain de cette souffrance au travail.

Un observatoire seulement?

Le mot « observatoire » a été choisi en référence à l’Observatoire du stress et des mobilités forcées de France Télécom, qui fait toujours référence dans le domaine, mais le terme est impropre car, à l’instar de l’observatoire du stress, nous n’avons pas l’intention de nous contenter d’observer, en sociologues ou en experts (que nous ne sommes d’ailleurs pas).

La masse considérable de documents (livres, films, télé-films, articles et dossiers de presse…) nous permettra de bien connaître la souffrance au travail et ses effets délétères mais, au risque de nous répéter, on ne se limitera évidemment pas à ce savoir théorique et il faudra transformer le champ de ces connaissances maintenant considérable en outils de mobilisation et d’action en nous enrichissant mutuellement des aspects sociaux, médicaux,  juridiques, sociologiques, historiques de ces questions. L’une des difficultés principales est bien ce basculement de savoirs théoriques en pratiques collectives, car c’est bien une approche collective qu’il s’agit de prioriser, loin des considérants psychologisants qui voient des salariés « fragiles » et « faibles », à soigner individuellement.

Non, c’est le travail qui rend malade, les organisations pathogènes au service exclusif du profit qui doivent être questionnées et  revues collectivement..

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